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Soeurs Bernadette
RÉHABILITATION DU BÂTIMENT : UNE MAISON MULTI-GÉNÉRATIONS

Lieu de vie, tant extérieur qu’intérieur... Brassage des générations... La réhabilitation du bâtiment des Soeurs Bernadette a été étudiée par la municipalité pour être l’image du " bien vivre ensemble " qui guide ses actions. Le nouvel ensemble architectural abritera de nombreuses entités dont " la maison des arts musicaux ".


L’extérieur n’a pas été oublié non plus, avec le vaste espace à vivre de la nouvelle place centrale..
« Le passé doit nous aider à construire l’avenir ». Des Soeurs Bernadette d’hier au coeur de ville d’un demain très proche, cette « maison des générations » (nom provisoire) est le reflet de cet adage qui prend ici tout son sens.


En 2007, Le diocèse met en vente les bâtiments des Soeurs Bernadette. Ce vaste complexe à vivre sur cinq niveaux avec une chapelle, une salle de théâtre, de nombreuses pièces, une cuisine, une vaste cour intérieure…représente un ensemble immobilier emblématique de l’histoire et du patrimoine cultuel et culturel thaonnais. La décision est prise de racheter le bâtiment.


Les études sont alors menées pour connaître les destinations possibles. Dominique Momon ne veut éluder aucune éventualité : destruction complète, partielle, réhabilitation sans toucher aux bâtiments…
Entre novembre 2010 et avril 2011, la commune a mandaté un cabinet d’architectes qui proposera différentes solutions selon un cahier des charges établit par la municipalité. L’ensemble doit être « aérien » en venant compléter et s’intégrer dans le « coeur de ville » récemment rénové, être utile, esthétique, social, culturel et associatif. Des impératifs budgétaires sont également fixés tant pour la réhabilitation que pour son fonctionnement futur, avec obligation de ne pas ajouter une structure à d’autres existantes sans en enlever en parallèle…


Le choix définitif s’est porté sur une réhabilitation partielle dans un esthétique alliant le patrimoine et la modernité. Un bout du bâtiment, le plus proche de l’église, sera supprimé permettant un vrai passage vers un vaste espace à vivre extérieur situé à l’arrière du bâtiment. La « maison des arts musicaux » trouvera sa place sur un étage et une aile où seront créées des verrières avancées.


Une maison annexe sera démolie pour permettre la création de places de stationnement. D’autres associations y seront logées et des salles de réunions communes créées. Ces transferts correspondent à chaque fois à des besoins identifiés : le vestiaire Croix rouge trop à l’étroit et au 3e étage sans ascenseur, la Société des Fêtes dont le bâtiment actuel va accueillir la SMAC (Scène de Musique Actuelle), l’amicale des retraités dont les préfabriqués place J. Ferry seront détruits à terme car très énergivores….

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Des bestiaux... à l'innovation


Le site de l'ancien marché aux bestiaux accueillera les pôle innovation et territoire-pôle du verre. Le projet dévoile son futur visage. Notamment du côté de la petite halle.

Il y a bien longtemps que les bestiaux n'occupent plus les lieux... Le long du boulevard d'Austrasie, le quartier des abattoirs a engagé sa reconversion. Avec le pôle nautique, avec le bâtiment du médiaparc... Mais le site, avec sa grande halle, sa petite halle et ses deux anciens bâtiments d'Octroi, doit aussi accueillir un pôle dédié à l'ingénierie urbaine et au matériau verre. Le projet associe trois écoles_ (génie des systèmes industriels, génie des matériaux, architecture), le Centre européen de recherche et formation aux arts verriers, le ,Réseau verrier lorrain, des laboratoires, des entreprises...

Témoins

De l'architecture à la construction, des économies d'énergie à l'aménagement urbain, les deux pôles devraient ainsi concentrer des compétences et jouer la complémentarité. Ce qui passe par des aménagements lourds et un investissement global évalué à 10 M€... Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que cette restructuration n'est pas un long fleuve tranquille. Elle a été ponctuée par quelques péripéties. Il a par exemple fallu abandonner l'idée initiale qui consistait à aménager deux niveaux dans la grande halle. Un diagnostic technique a conclu que le bâtiment n'y résisterait pas. Il a fallu réorganiser calendrier et programme, prévoir la préservation de cet « ancien bâtiment industriel qui constitue un des derniers témoins architecturaux de l'activité du quartier ».
En fait, le réaménagement complet de la vaste halle, au même titre que celui du bâtiment nord de l'Octroi, aura lieu dans le futur, en fonction des études en cours pour le développement du Pôle verrier.
L'opération va déjà, à échéance fin 2010, consister à rénover la petite halle, le bâtiment nord de l'Octroi et à construire un nouvel édifice faisant la jonction entre ces deux équipements. A la clé : des espaces de 2.325 m2. Et une facture de l'ordre de 4,2 M€.

Moderne et ancien

On connaît désormais le futur visage de cet ensemble immobilier qui va apporter une nouvelle pierre (de taille !) à la reconversion du quartier. Dans le cadre d'un concours de maîtrise d'œuvre, un jury de sélection a, en effet, parmi quatre candidats, retenu le projet dessiné par les architectes Nadine Stelmaszyk et Sébastien Malgras. Il n'y a, certes, pas eu unanimité. Mais ce projet, au-delà de ses qualités, « était aussi celui qui préservait le mieux l'intégrité de la petite halle ››, explique Denis Grandjean, président délégué de la commission qualité de l'espace public au Grand Nancy. Et on sait que, côté majorité, la préservation des halles était un élément d'importance. Il devrait être définitivement validé ce soir en séance plénière du Grand Nancy. Même si la gauche ne fait pas mystère de quelques réserves : « Ce pôle aurait dû, dès le début, intégrer le projet Artem. On a le sentiment qu'il s'agit aussi d'occuper des espaces libres ››, indique le maire de Villers.
Les architectes lauréats ont, en tout cas, imaginé entre les deux structures existantes, un édifice résolu-
ment moderne, qui mise ainsi sur le contraste avec l'ancien, tout en jouant avec un porte-à-faux. Mais la collectivité garde aussi quelques marges de manœuvre pour affiner ce projet avec les futurs utilisateurs et l'urbaniste du quartier, Alexandre Chemetoff.
La page se tourne sur le marché aux bestiaux.


Ghislain UTARD

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Des maisons du cœur

Derrière le grand portail électrique vert, on distingue de coquettes petites maisons orangées. C'est là que seront installés les locaux destinés à l'accueil des orphelins de la police.

Baptisé Orphéopolis, le projet accueillera 36 enfants, de 6 à 20 ans, orphelins de père ou de mère policiers. Une première dans le Grand Est.

« C'est la troisième structure de ce genre en France, précise Frédéric Bellamy, directeur de prestations. Les autres sont basées à Agde, dans l 'Hérault et à Bourges. »
Et l'on est bien loin de l'image d'Epinal jaunie que l'on se fait d'un orphelinat. Quatre maisons différentes, des chambres individuelles et des espaces communs. Et toute une organisation d'accueil et d'accompagnement, pour venir en aide aux enfants dela façon la plus complète possible. «Nous avons en permanence des éducateurs, une psychologue, une assistante sociale et des professeurs qui viennent, chaque soir, donner des cours de soutien. ›› Tout ça sous la houlette de Brigitte Pouzoulet, la directrice de l'établissement. Elle qui gérait auparavant la maison d'Agde est désormais chargée de « tisser des liens avec les écoles, les associations sportives, voire d'autres structures d'aide externes. ››

Pas tous orphelins

Ici, en moyenne, un éducateur s'occupe de trois enfants, de quoi créer un lien privilégié avec eux. Et de faire d'Orphéopolis un second foyer, à taille humaine. « 90% des enfants dont nous nous occupons sont orphelins de père, de mère, parfois des deux. Mais nous accueillons aussi des enfants de fonctionnaires de police en difficulté. Il arrive que des parents, à l'issue d'une séparation ou d'un accident, aient des ennuis d 'argent et ne puissent plus subvenir à leur scolarité. C'est à nous de les prendre en charge» explique Frédéric Bellamy. Pour ceux-ci, conserver un lien avec leur famille est primordial, d'où l'intérêt d'avoir un accueil qui leur permette de rentrer chez eux quand ils le veulent. Ou bien d'héberger des proches en visite dans l'appartement prévu à cet effet.

Financement privé

« Le principe d'un orphelinat de la police existe depuis longtemps. Auparavant nous avions une seule grande structure, dans le Cher, qui a accueilli jusqu'à 280 enfants pendant la guerre d'Algérie. Nous avons voulu casser ce fonctionnement qui ne correspondait plus du tout à notre époque ›› D'où les petites maisons de neuf chambres chacune, qui sentent bon la chaleur familiale. Entièrement financé par les dons des quelque 100.000 adhérents de l'association, Orphéopolis scolarisera «ses» enfants dans les écoles alentour pour les «faire participer à la vie de la commune. ››

Comment est déterminé le placement d'un enfant dans l'un des trois centres de France ? « Ce sont eux-mêmes qui le demandent. Certains ont besoin de s'éloigner de chez eux: pour surmonter l'épreuve d'un décès. Sinon, c'est en fonction des places disponibles ››, détaille le directeur de prestations.
Sous le parrainage de Michel Platini, qui a posé la première pierre du projet en juin2006, l'établissement ouvrira ses portes et son cœur à la prochaine rentrée de septembre. En attendant, les ouvriers s'activent et retouchent d'une main experte les demières finitions. Plus tard viendront le montage du mobilier et l'installation de l'électroménager dans les cuisines américaines.

Puis ce sera Aldo Platini, et non pas Michel cette fois, qui coupera le ruban pour l'inauguration le 28 mai prochain. Alors les enfants prendront possession des lieux pour les faire vivre. Les couloirs aux teintes fraîches et gaies, orange et jaune, résonneront de leurs cris et de leurs rires.

Comme un pied de nez à une vie qui ne leur a pas toujours
fait de cadeaux.
Marion Jacob

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Des orphelins bien entourés

Les maisons sont encore vides. La télé, même si elle est allumée, n'a pas encore de spectateurs mais ça ne saurait tarder. Dès la rentrée de septembre, les orphelins de la police poseront leur valise à Nancy.
Hier, le site a été officiellement inauguré. Si Michel Platini, le parrain du village nancéien, était absent, son père Aldo l'a représenté.
« C'est un moment très émouvant pour moi. Apporter du réconfort à des enfants durement éprouvés par la vie, dans un cadre convivial et chaleureux, c'est important. ›› A ses côtés, Jean-Luc Bernard, le président d'Orphéopolis, souligne « l'étape franchie dans la politique de proximité et de régionalisation » avec cette nouvelle installation. Le choix d'installer un village d'enfants à Nancy, en plus d'Agde et de Bourges, n'est pas dû au hasard. «Nancy est très bien classée dans le tableau des villes où il fait bon vivre. Elle a de multiples atouts - culturels, patrimoniaux - et elle est proche de Paris. En plus, c'est une ville universitaire. ›› Un critère très important puisqu'0rphéopolis accueillera des mineurs mais aussi des majeurs, en poursuite d'études supérieures.

Cocon familial

Le quartier Saint Fiacre-Crosne-Trois-Maisons abritera bientôt une quarantaine d'habitants en plus. Tous des enfants ou de jeunes adultes, orphelins de pères ou de mère, ou des deux, fonctionnaires de police. I1 n'y a que trois centres de ce genre dans toute la France. Loin de l'image traditionnelle d'un orphelinat, ici, tout est pensé pour reconstituer un peu de la chaleur du cocon familial. « Au lieu d'avoir un seul grand dortoir de 200 enfants, comme nous en possédions un dans le Cher, nous avons préféré bâtir quatre maisons séparées, qui accueilleront neuf enfants chacune», expliquait Frédéric Bellamy, directeur de prestations, lors de sa visite à la fin des travaux.
Les chambres sont individuelles mais salle à manger et cuisine américaine sont en commun. Le personnel encadrant, psychologues ou éducateurs, s'occupent en moyenne de trois enfants par personne. Mais orphelinat ne signifie pas pour autant couper les liens avec le parent restant. « Tout est fait pour qu'ils gardent des relations. D'ailleurs, un appartement est à disposition sur le site pour que les proches puissent venir passer un week-end. ››
Structure à taille humaine, Orphéopolis scolarisera les enfants dans les écoles des alentours pour les faire participer à la vie des communes. Histoire d'offrir stabilité et soutien à des enfants, que les épreuves de la vie ont fait grandir plus vite qu'ils n'auraient dû. Mais qui restent néanmoins des enfants.
Marion JACOB

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Équipage prend le large

Le foyer d'accueil de Diarville au pied de la colline de Sion ouvre bientôt ses portes.

Sur 1.700 m2 de plain-pied, le bâtiment fait belle figure à la sortie du village. La construction à ossature bois, équipée d'un dispositif de géothermie, s'intègre parfaitement au site, au pied de la colline de Sion. Le foyer d'accueil spécialisé de Diarville en Meurthe-et-Moselle sera bientôt prêt à accueillir ses premiers résidants. Il devrait ouvrir ses portes avant la fin de l'année. En avant-première, tous les acteurs de ce projet ont pu récemment bénéficier d'une visite des lieux. << Une nouvelle étape importante ››, soulignait Françoise Vogin, présidente de l'association Equipage créée en 2003 avec pour objectif de combler le manque en matière d'accueil des personnes adultes polyhandicapées, de leur offrir sur leur secteur toutes les conditions d'une vie épanouie. Vaste défi.

Familles, amis vont soulever des montagnes. Fédérer les citoyens du secteur, les communes. Diarville met à disposition un vaste terrain sur la route de Mirecourt. En 2003, une étude de besoins est réalisée dans le saintois : le projet va se construire autour de ceux des familles en attente d'une solution. En 2004, l'association signe un partenariat avec la Fondation Bompard de Novéant-sur-Moselle (57) présidée par Jacques Royer, laquelle gérera le FAS.

"Un petit bonheur "

« Nous avons pris le train d'Équipage ››, explique Jacques Royer, « enthousiasmés par cette dynamique de familles, d'amis mus par une incroyable volonté de se mobiliser dans le Saintois. C'est un petit bonheur dans notre société d'aujourd'hui de voir que des initiatives citoyennes peuvent aboutir ››.

Original à plus d'un titre, le projet l'est notamment en ce qu'il s'inscrit en toute cohérence en milieu rural où, il faut le souligner, 20 emplois (aides-soignantes, psychologue, personnel de service, etc.) vont être créés. Il l'est aussi en ce qu'il est financé à hauteur de 800.000 euros sur fonds propres pour un coût de 3,5 millions (construction et équipements). Le bâtiment se compose de deux unités de 8 studios de 30 m2 chacune, avec kitchenette sécurisée, espace nuit, espace salon, salle d'eau, qui permettront aux personnes accueillies de jouir d'une grande autonomie, tout en bénéficiant d'un accompagnement de proximité : les activités 'proposées le seront au cas par cas, en fonction du projet de vie de chaque résidant. Une ferme pédagogique avec animaux, plantes verra le jour à côté du foyer. Elle sera gérée par l'association Équipage : « Ce sont des lieux privilégiés où les personnes handicapées trouvent un
apaisement, voire un sens à leur vie... ›› La ferme sera ouverte aux visites d'enfants des écoles. L'objectif du foyer étant d'entretenir une interactivité constante avec la population locale.

Le foyer Équipage offrira par ailleurs 8 places en accueil de jour et innove en proposant, en mitoyenneté, un logement destiné à une famille d'accueil prête à partager la chaleur de son foyer avec deux personnes polyhandicapées qui seraient logées dans deux studios attenants. Un projet test qui pourrait essaimer.

Marie-Hélène VERNIER
 

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EXCELLENCE RURALE
La première pierre d'Equipage  

Samedi a Diarville, on scellera le premier acte de la construction d'un foyer d accueil spécialisé pour 26 polyhandicapés, fruit d'un partenariat étroit dans le Saintois.

Pouvoir participer à la vie d'une petite ferme. Etablir sa demeure dans un grand studio de 30m2. au pied de la Colline de Sion. Etre accompagné dans sa vie par des personnels compétents. Partager le destin d'un territoire qui a fait la démonstration sans équivoque de sa solidarité active. La pose de la première pierre du Foyer Equipage à Diarville revêtira samedi 13 juin plus qu'un symbole. Gravé dans la pierre par un sculpteur local, l'évènement traduit un élan « digne de celui des cathédrales ››, au service des personnes les plus fragiles sur cette terre du Saintois.

Ce FAS, foyer d'accueil spécialisé, est destiné à offrir à 26 personnes adultes polyhandicapées, toutes les conditions d'une vie épanouie, à proximité de leur famille. Les travaux ont commencé depuis un mois. A la fin du chantier, prévu à l'automne 2010, dix-huit personnes pourront y vivre à demeure. Huit autres pourront fréquenter les activités de jour.

Projet innovant

Projet innovant a bien des égards, cette construction correspond à un besoin concret recensé et recueilli auprès des familles, sur ce secteur de la Meurthe-et-Moselle sud.
"Il est le fruit d'un partenariat fort entre une petite association locale, Equipage, qui a su fédérer les citoyens de tous bords, la plupart des communes du Saintois, singulièrement, celle de Diarville qui a tout de suite mis à disposition un vaste terrain sur la route de Mirecourt, les communautés de communes, et un professionnel du handicap, l'association Fondation Bompard, de Novéant (Moselle), auxquels le Conseil général a apporté sa confiance et son engagement financier pour la construction et le fonctionnement."

Née en 2003, Equipage a aujourd'hui 180 adhérents et 600 bénévoles et donateurs réguliers. Durant ces six dernières années, l'association présidée par Françoise Vogien a réalisé des dizaines de manifestations (lotos, belotes, repas, marchés campagnards et de Noël, brocantes, concerts...) pour recueillir des fonds et pour sensibiliser au handicap et aux besoins exprimés par les personnes concernées et leurs familles. Une véritable mobilisation autour du handicap.

Partenariat

La rencontre avec un professionnel de la Fondation Bompard, qui partage la même philosophie, a permis d'imaginer un projet adapté aux besoins de personnes handicapées qui sont souvent lourdement atteintes, au point de ne pouvoir travailler. Le souci des familles était qu'ils participent néanmoins à «une vie qui a un sens ››, dans la société au même titre que tous les citoyens de ce territoire, ainsi qu'il est désormais inscrit dans la loi (Loi du 11 février 2005).

Le Conseil général, services et élus, accompagne cette démarche depuis l'on`gine. Le président Dinet s'est engagé dès l'avis soumis au CROSMS, (commission d'organisation sanitaire de Lorraine) et concrètement depuis 2007, pour en assurer la construction, puis le fonctionnement, dès 2010. Le projet qui tenait aussi à associer l'Etat a cette démarche citoyenne, bien que la compétence du handicap soit dévolue au conseil général, a reçu le label « Pole excellence rural» délivré par la DIACT (aménagement du territoire), en adoptant une qualité de construction écologique, dans le but de faire des économies afin de consacrer au maximum et dans la durée, les crédits de fonctionnement pour l'accompagnement humain.

La première pierre, qui sera scellée samedi, est une belle occasion pour tous ceux qui ont œuvré autour de ce projet, de se réjouir ensemble.

Marie AUTRECHAPAUT

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Les handicapés ont un foyer à Diarville

La première pierre du futur Foyer d'accueil spécialisé de Diarville a été posée hier après-midisous un soleil éclatant. Il accueillera vingt-six polyhandicapés des cantons d'Haroué et Vézelise.


Michel Dinet et Nadine Morano rivalisent d'audace à la truelle. Le premier y va généreusement avec la colle blanche (bizarre pour du ciment, mais ça va avec la pierre blanche de Lérouville), la seconde racle avec maîtrise les bavures du premier. « On s'y connaît dans l'art de recoller les morceaux››, dit plaisamment le président du conseil général, surpris donc avec la secrétaire d'Etat à la Famille dans un exercice de solidarité républicaine au milieu de leur pré carré. Les tentes sont dressées, le soleil tape fort sur la grève en bordure du chantier. Les pelleteuses sont a l'arrêt, mais ça bosse dur la semaine, depuis deux mois.
lci on construit sans retard et sans délai quatre bâtiments bas, parfaitement intégrés dans le paysage, avec des matériaux et des conceptions écologiques, du bois, de la géothermie. Le futur Foyer d`accueil spécialisé devrait ouvrir ses portes à l`automne 2010. Parmi les quatre édifices, une petite ferme
qui distraira les pensionnaires, et participera à les relier au monde et àla nature, tant on sait que les animaux sont souvent meilleurs que bien des hommes avec les plus démunis d'entre nous. Le foyer accueillera en effet à cette date 26 polyhandicapés des deux cantons d`Haroué et Vézelise. Dans le détail, ce sont même seize places permanentes, huit pour l'accueil de jour, et deux pour les familles. C'est bien et c'est un premier pas, les besoins étant d`environ quarante personnes.

Un effort durable

Le dossier a reçu tout de suite un accueil efficace des élus du secteur. Comme ça fait du bien de voir tous ces élus s'atteler à la charrue de la solidarité I L'Etat s'y est mis, qui a mis 200.000€, plus 150.000€ glanés du côté de l'Europe, le Département 312.000 €. C'est ce dernier qui fait l'effort le plus durable, puisque, au-delà de l'investissement initial dans les bâtiments, il assurera le fonctionnement pour 2 M€.
Rien de tout cela n'eût été possible sans la volonté d'une poignée de bénévoles, (qui ont multiplié dons et quêtes et manifestations de gala pour financer le complément) réunis bientôt au sein de Tassociation Equipage. Ils ont mis en route le dossier il y a six ans, et l'ont mené à son terme, Un bel exploit, surtout qu'Equipage a confié le dossier à une association de professionnels du handicap, l'association Bompard, «mosellane et privée››, comme le souligna Françoise Vosgien, présidente d'Equipage.

Hier, au cours de l'inauguration, quelques mots-clés ont été prononcés: « Citoyenneté ››, par Nadine Morano, « Vivre ensemble », pour Michel Dinet, « Unanimité››, par Marie-Louise Diebold, la présidente de Bompard.

L`essentiel, et qu'il faut aussi retenir, dans ce projet de 3,6M€,est qu'il n'y a pas de fatalité. Un foyer pour polyhandicapés, c'est une très lourde structure, qui nécessite pratiquement autant d`accompagnants et soignants que de pensionnaires (il y aura d'ailleurs vingt-deux créations de postes). Allez raconter ailleurs en France qu`on en a créé un dans un village perdu du Saintois, Diarville, et on vous rira au nez. C'est possible pouxtant, on l`a vu, il se bâtit. Il se trouve au pied d'une colline qui a toujours inspiré ceux qui y vivent...

Guillaume MAZEAUD

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EST-REPUBLICAIN-24.03_ret

« Ici, C'est comme a la maison ››

CHRISTIAN A CHOISI de rentrer en maison de retraite il y a 3 ans suite au décès de sa femme. Après une mauvaise expérience à Grigny dans l'Essonne, il s'est installé il y a un an à la résidence Les Cygnes, rue Jacques-Délivré à Nancy, chambre 219 au 2e étage.
« C'est le jour et la nuit ››, s'exclame l'ancien commando parachutiste de 67 ans. « Ici, c'est comme à la maison, je fais ce que je veux ››. Dans son fauteuil roulant, Christian circule sans problème dans sa vaste pièce aménagée à son goût.
Heureux. Au mur, des photos de ses enfants, des décorations militaires, des peluches. Ses étagères sont chargées de plantes vertes, DVD de Louis la Brocante, livres sur De Gaulle.

La mieux notée du département

«Je suis comme chez moi, je m'occupe de ma lessive, du repassage, du ménage, je plante mes géraniums et impatients sur le balcon. Je vais voir mes copains dans leurs chambres. Et le personnel est adorable, on peut les appeler quand on veut. ›› Pas étonnant si la maison de retraite Les Cygnes obtient un 10/10 dans le 5e classement France Info « Guide de la dépendance 2011 ›› dévoilé hier. L'unique 10 du département, qui compte 123 établissements.
Sur les 9.500 maisons de retraite testées (quasi la totalité du parc Français), 45 seulement ont obtenu la note suprême. Selon la directrice des Cygnes Jacqueline Genay « c'est surtout grâce à l'accueil. On fait le maximum pour que les résidants se sentent bien. Sourire, disponibilité, écoute, soins... ils ont droit au meilleur. Ils sont là pour finir leur vie, on les choie, on les respecte, pour qu'ils se sentent au mieux, comme chez eux. ››
L'établissement médicalisé privé ouvert en juin 2008 compte 120 lits dont une unité Alzheimer pour 15 malades. Entouré d'un parc fleuri et situé au bord de la Meurthe dans le quartier des Trois-Maisons, Les Cygnes propose des soins personnalisés, avec médecin, psychologue, kiné, balnéo, relaxation. « Mais aussi balade, concert, café philo, arts plastiques, gym douce, revue de presse, spectacle, films, thé dansant, anniversaires, repas à thèmes... ››, poursuit la directrice, en poste depuis avril 2010.
Les demandes de places sont nombreuses et la liste d'attente longue, malgré le tarif élevé. « Compter 2.500 à 2.700 € par mois ››, annonce Jacqueline Genay.
Loin d'être à la portée de tous : un retraité touche en moyenne 1.200 € par mois...

Corinne Barret-idate

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EST-REPUBLICAIN-10.03_ret

1,6 million pour conforter la grande haiie

L' ancien abattoir rehabilité

NI CLASSEE, ni même inscrite à l'inventaire, la vaste halle des anciens abattoirs s'apprête néanmoins à vivre une belle restauration, destinée à lui redonner son allure initiale.
Le vaste site de 5 hectares des anciens abattoirs a fait l'objet de démolitions chirurgicales pour faire réapparaître les principaux bâtiments, dont les deux halles édifiées en 1812. Vaste cathédrale à la charpente métallique posée sur de beaux aplombs de pierre de taille, la halle principale va retrouver une verrière sur l'ensemble de son faîtage pour lui redonner une lumière zénithale. « Nous sommes dans le périmètre de protection des Monument historique, nous travaillons donc en parfaite collaboration avec l'architecte des bâtiments de France, Alexander Entzer ›› souligne Yannick Roth, de l'établissement public foncier de Lorraine (EPFL) chargé de la réhabilitation de la friche. Au terme d'une convention signée en 2007, l'EPFL et le Grand Nancy se partagent chacun pour moitié la facture de 1,6 million d'euros nécessaire à la renaissance de ce singulier bãtiment. En outre, de nombreuses ouvertures, notamment latérales, seront remises dans leur jus d'origine. L'EPFL vient de lancer l'appel d'offres pour remettre à neuf le « clos et le couvert ››. Le chantier devrait être lancé en fin d'été ou cet automne.

« Innovation et territoires ››

Parallèlement, la SOLOREM, qui gère la Zac d'Austrasie-Rive de Meurthe, va entreprendre la réhabilitation de la petite halle, côté boulevard d'Austrasie, et des anciennes écuries, côté pôle nautique. « La difficulté dans ce genre de projet est de trouver une réaffectation en cohérence avec un patrimoine assez singulier ›› souligne Jean-Marc Leroux, son directeur. Les ex-écuries abriteront l'agence d'urbanisme du Grand Nancy (l'ADUAN), quant aux deux halles et aux maisons d'octroi, leur destination n'est pas encore clairement définie. Elles abriteront ce que sera le « pôle innovation et territoires ›› coproduit par les trois écoles supérieures de Nancy : architecture, génie des systèmes industriels et génie des materiaux. Il est toujours question que ce projet s'articule avec l'idée d'un « pôle du verre ››.

Cristophe Dollet

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Nancy la thermale

Le Grand Nancy entame une étude clinique pour obtenir un label thermal de soin contre l'arthrose. Un prestataire est en cours de recrutement...

La création de thermes à Nancy semble sur la bonne voie, et indirectement celle du casino qui ira avec ! Le Grand Nancy lance en effet une étude clinique dont les résultats sont censés convaincre l'académie nationale de médecine des qualités de l'eau puisée rue du Maréchal-Juin, à 848 m, sous du grès vosgien. Une eau destinée à recevoir le label thermal...
Le forage effectué l'année dernière a déjà été une réussite. Les équipes de la Cofor ont érigé un derrick de 25 m de haut sur une plate-forme de forage ancrée à 30 m de profondeur.
Un tricône denté a traversé dix mètres d'alluvions de la Meurthe, 150 m de sel, puis dela marne, une succession de couches calcaires, avant d'arriver à ce fameux grès vosgien qui joue, depuis 40 000 ans, le rôle de couvercle protecteur de la masse d'eau s'étendant sous la Lorraine.

L'etude mesurera les vertus de l'eau dans le cadre d'une orientation thérapeutique : l'arthrose du genou.
La pression naturelle permettra une remontée jusqu'à moins huit mètres. Cette eau d'une température de 34 degrés sera ensuite acheminée par des pompes jusqu'à la piscine ronde de Nancy Thermal. Ce qui permettra de réaliser une économie de chauffage de 1,5 M€ par an. La destination principale de l'eau sera évidemment le thermalisme.
Mais encore faut-il que l'étude clinique permette à la ville d'obtenir l'autorisation d'exploitation d'une eau minéralement naturelle. Ce qui semble possible, voire probable, compte tenu des organismes choisis pour effectuer les recherches.
La partie médicale de l'étude sera pilotée par le CHU de Nancy en collaboration avec l'institut de réadaptation de Nancy 1'institut de formation en masso-kinésithérapie de Nancy, et la fac de sport.
284 patients en cure durant 8 mois. Elle débutera au printemps 2012, pour une durée de huit mois. L'objectif sera de mesurer les vertus thérapeutiques de l'eau de Nancy Thermal dans le cadre d'une orientation thérapeutique précise : le traitement
de l'arthrose du genou.

Si l'étude s'avère positive, elle sera transmise à l'académie de médecine, qui décidera ou non d'attribuer le label thermal. Mais le Grand Nancy n'a pas attendu ses conclusions pour lancer le recrutement d'un prestataire spécialisé dans la gestion des centres thermaux.
« C'est indispensable pour garantir le bon déroulement de i'étude clinique. Elle nécessite une expérience et un savoir-faire particulier dans l'exploitation d'un établissement thermal ››, précise-t-on au Grand Nancy.
Le prestataire devra prendre en charge les 284 patients qui participeront à l'étude. Il devra également remplir les tâches administratives liées à la gestion de l'établissement thermal. Recruter du personnel. Encadrer les soins dans le respect des protocoles médicaux. Ilensemble de la prestation a été chiffré à 700.000 €.
Les crédits seront votés vendredi, lors du conseil de communauté urbaine.

Les locaux qui accueilleront les curistes sont quant à eux en cours d' aménagement dans la piscine ronde. Pour le casino, il faudra attendre...

Philippe MERCIER

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